Journal de bord d'un Belge égaré à La Palma

Maroparque

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Voir sur Google Maps28.682404, -17.778351
FerméFermé actuellement — Lundi : 10:00–18:00
€TarifsAdulte 10.9 € / Enfant 4.5 € / Adulte résident 8.9 € / Enfant résident 5.5 €

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Chiens non-admisLes chiens ne sont pas admis

Maroparque : un centre de sauvetage d’animaux exotiques à La Palma

À quelques kilomètres de Santa Cruz de La Palma, dans la commune de Breña Alta, se trouve un lieu assez particulier : le Centro de Rescate Maroparque. À la fois parc zoologique, centre de sauvetage et structure consacrée à la conservation d’animaux exotiques, Maroparque accueille des animaux provenant de situations très diverses.

Le centre est installé sur le versant du barranco El Galeón, sur une superficie de plus de 7 000 m². Sa situation en hauteur offre également des vues sur Santa Cruz de La Palma et l’océan Atlantique.

Un centre de sauvetage avant tout

Maroparque se présente comme un « Centro de Rescate CITES de Animales Exóticos ». Le centre possède le numéro d’enregistrement ES022 auprès du ministère espagnol de la Transition écologique.

Sa fonction ne consiste donc pas uniquement à présenter des animaux au public. Maroparque accueille notamment des animaux abandonnés, saisis par les autorités ou provenant de situations liées au commerce illégal d’animaux. Le centre travaille également avec différentes institutions de l’île, notamment le Cabildo de La Palma, les services environnementaux et le SEPRONA, l’unité de la Guardia Civil spécialisée dans la protection de l’environnement.

Le centre indique également participer à la conservation et à l’élevage de certaines races animales autochtones de La Palma.

Une collection d’animaux très variée

Les pensionnaires de Maroparque viennent de régions très différentes du monde. On y trouve notamment des singes, lémuriens, titis, suricates, porcs-épics, kangourous, crocodiles, serpents, tortues, rapaces et de nombreux oiseaux.

Parmi les animaux présentés figurent par exemple le crocodile du Nil, plusieurs espèces de serpents et de tortues, le lémur à queue annelée, le porc-épic africain ainsi que le wallaby de Bennett. Le centre héberge également des animaux plus familiers de l’île, comme la chèvre et le mouton palmeros.

Une particularité du parc réside dans ses volières traversables. Certaines permettent aux visiteurs de se déplacer au milieu des oiseaux, notamment des perroquets, ibis, grues, paons et pintades.

Des animaux qui ne sont pas toujours destinés à retourner dans la nature

Le terme « sauvetage » peut parfois prêter à confusion. Tous les animaux recueillis dans un centre comme Maroparque ne peuvent évidemment pas être relâchés.

Un animal exotique né en captivité, ayant été détenu illégalement pendant longtemps ou ne disposant plus des capacités nécessaires pour survivre dans son milieu naturel ne peut généralement pas simplement être remis en liberté. Le rôle du centre est alors de lui assurer des conditions de vie adaptées et une prise en charge durable.

C’est l’une des raisons pour lesquelles le fonctionnement d’un centre de ce type nécessite des installations, du personnel, de la nourriture et des soins vétérinaires en permanence.

Maroparque et l’éruption de 2021

Le centre a également été directement concerné par l’éruption volcanique de Tajogaite en 2021.

Pendant l’éruption, de nombreux habitants des zones évacuées ont dû abandonner leurs maisons. Des animaux domestiques et exotiques se sont retrouvés sans solution immédiate. Maroparque a alors accueilli un nombre important de nouveaux pensionnaires. Dans un communiqué publié à cette période, le centre indiquait avoir reçu 263 animaux supplémentaires provenant des zones touchées et évacuées.

Cette situation avait représenté une charge supplémentaire importante pour une structure dont le fonctionnement dépend notamment des visiteurs et des ressources nécessaires à l’alimentation et à l’entretien des animaux.

Un lieu consacré aussi à l’éducation

Maroparque affirme également avoir une vocation d’éducation environnementale. Le centre développe notamment des activités destinées à sensibiliser les visiteurs à la protection des animaux, à la conservation des espèces et aux conséquences de l’introduction d’animaux exotiques.

Cette question est particulièrement intéressante sur une île comme La Palma. L’introduction d’espèces animales étrangères dans un environnement insulaire peut avoir des conséquences importantes sur les espèces locales et les équilibres écologiques.

Une visite assez différente d’un zoo classique

Le parcours de Maroparque est aménagé sur un terrain fortement incliné, en suivant la pente du barranco. Les chemins, passerelles et espaces végétalisés donnent au lieu une configuration assez différente de celle d’un zoo traditionnel installé sur un terrain plat.

La végétation, en partie composée d’espèces locales, accompagne le parcours. Les visiteurs passent successivement devant différents enclos et volières, avec parfois les animaux relativement proches du chemin.

Il faut donc prévoir une visite où l’on marche et où les dénivelés sont assez présents. En contrepartie, certains endroits du parcours offrent de beaux points de vue sur la côte est de La Palma.

Informations pratiques

  • Lieu : Calle La Cuesta, 28-30, Breña Alta, La Palma
  • Téléphone : 636 684 923 ou 922 417 782

Les tarifs et horaires pouvant changer, il est préférable de vérifier les informations avant de se déplacer.

Un endroit qui pose aussi une question

Maroparque n’est pas simplement un endroit où l’on vient observer des animaux exotiques. La présence de ces animaux à La Palma rappelle aussi une réalité moins visible : beaucoup d’espèces exotiques arrivent dans les îles à la suite de détentions privées, d’abandons, de saisies ou de trafics.

Le paradoxe est assez évident. Certains animaux que l’on peut trouver fascinants lorsqu’ils sont jeunes deviennent beaucoup plus difficiles à détenir lorsqu’ils grandissent. Un singe, un crocodile ou un grand serpent n’est évidemment pas un animal domestique comme un chien ou un chat.

Dans ce contexte, un centre de sauvetage constitue une solution pour des animaux qui, autrement, pourraient se retrouver sans prise en charge adaptée.

Maroparque est donc un lieu assez particulier dans le paysage de La Palma : à la fois espace de découverte, centre de sauvetage, structure de conservation et lieu de sensibilisation au problème des animaux exotiques détenus par l’homme.


Sources et informations complémentaires

Les informations concernant les missions du centre, les animaux accueillis et les tarifs proviennent principalement des informations publiées par Maroparque. Le centre est également référencé dans les guides touristiques officiels de La Palma.


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