Préambule
Ce titre d’article cite l’Espagne, bien que ce blog soit dédié à mon Journal de bord pour ma vie à La Palma. Pour ce genre de choses, les îles Canaries et le continent tombent sous la même réglementation, malgré l’autonomie fiscale des Canaries.
Cet article relate mes déboires à trouver mon chemin dans ce labyrinthe administratif ; ce n’est pas une chose facile.
Et ce n’est donc pas non plus une procédure clé-sur-porte à prendre au pied de la lettre.
Il n’y a pas une procédure simple et unique, tant les points de départ de chacun peuvent être différents.
- célibataire, ou en couple ; avec/sans enfant(s) ; mariés (ou pas).
- travailleur (avec revenus), pensionné/mutuelle (avec revenus), rentier (sans revenu).
- court/moyen/long terme.
- éventuellement accès (ou pas) à la double nationalité de par un parent espagnol.
ce n’est pas mon cas, je ne sais pas en parler. - pays d’origine européen (Schengen) ou pas.
- objectif de travailler en Espagne (ou pas).
- objectif de résidence principale ou secondaire.
où sera établie la résidence principale (en Espagne ou restera au pays d’origine).
Ceci n’est que mon blog, donc je vais parler de mon vécu concret.
Je me centre sur ce que je connais comme citoyen européen (Schengen) ; je n’ai évidemment aucune connaissance en la matière pour les non-européens.
Disclaimer
Ceci n’est que mon blog perso et ce n’est qu’un blog. Cet article est rédigé uniquement à vocation informative basé sur mon vécu, Il ne constitue en aucune manière une information officielle.
Je ne suis nullement et d’aucune manière responsable des erreurs/omissions qui pourraient se trouver ici.
Vous trouverez en fin d’article différents liens vers les sites des autorités officielles.
Cet article a été rédigé en mai 2026. Peut-être que dans les années à venir, la règlementation aura évolué.
Les catégories temporelles
Toute l’architecture administrative espagnole pour les Européens repose sur une seule frontière temporelle : 3 mois. Avant, on est touriste, on n’a rien à déclarer. Après, on est censé s’enregistrer comme résident. Tout le reste découle de ça.
1. Moins de trois mois – le touriste
C’est la catégorie « touriste » (affectueusement). Dans ce cas il n’y a strictement rien à déclarer. Ce sont de simples vacances un peu prolongées. Genre : « veni, vidi, vici ». Je suis venu, j’ai vu, et basta.
Pendant cette période, on peut louer un Airbnb, prendre le bus, payer avec sa carte belge, faire ses courses en toute tranquillité.
Et — contrairement à ce qu’on lit parfois — rien n’interdit non plus d’acheter un bien immobilier, d’ouvrir un compte bancaire ou d’acheter une voiture pendant ces moins de 3 mois. Mais pour toute opération un peu sérieuse de ce genre, on aura déjà besoin d’un NIE. C’est le numéro d’identification fiscale des étrangers, qui se demande avec le formulaire EX-15 (on en parle juste après).
2. Plus de trois mois — le résident UE
À partir du moment où on dépasse les 3 mois de présence effective en Espagne, le cadre change complètement. Légalement, on n’est plus touriste : on est censé s’enregistrer comme résident citoyen de l’Union européenne.
Cela passe par un formulaire dédié, l’EX-18, qui débouche sur ce qu’on appelle communément la « carte verte » — son vrai nom est certificado de registro de ciudadano de la Unión (ou tarjeta verde dans le langage courant). Ce document atteste qu’on réside légalement en Espagne et contient le NIE.
Donc attention au piège fréquent : à partir de 3 mois, ce n’est pas un simple NIE qu’il faut, mais bien le certificado de registro. L’EX-18 produit les deux d’un coup. Si on a déjà un NIE obtenu avant via un EX-15, il sert juste à compléter le dossier ; sinon le numéro est attribué au passage.
Maintenant, soyons honnête : dans la pratique, beaucoup de gens vivent en Espagne pendant des mois, voire plus d’un an, avec juste un NIE et sans avoir fait l’EX-18. Tant qu’aucune démarche ne vient les coincer (achat d’une voiture à immatriculer, inscription d’un enfant à l’école, ouverture de droits à la santé publique, déménagement officiel), personne ne vient leur taper sur les doigts. C’est une zone grise tolérée. Mais c’est une infraction au sens strict, et le jour où il faut prouver sa résidence pour quoi que ce soit, on se retrouve coincé.
3. Mais pourquoi entend-on parler des 6 mois ?
Beaucoup confondent le seuil des 3 mois (qui régit le statut de séjour) avec celui des 183 jours par an (un peu plus de 6 mois), qui régit la résidence fiscale. Ce sont deux logiques parallèles, qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre :
- 3 mois : à partir de ce seuil, l’État espagnol exige qu’on s’enregistre comme résident (EX-18, carte verte).
- 183 jours par an : à partir de ce seuil, on devient résident fiscal espagnol — c’est-à-dire qu’on doit déclarer ses revenus mondiaux au fisc espagnol (Hacienda), et plus à celui de son pays d’origine.
Les deux notions se rejoignent souvent dans la pratique (quelqu’un qui s’installe vraiment franchit les deux), mais elles peuvent aussi diverger. On peut être résident administratif (carte verte) sans être résident fiscal, et inversement.
La subtilité canarienne
En préambule j’avais mis l’Espagne et les Canaries dans le même sac, mais il y a une vraie distinction concrète pour qui vit ici.
Aux Canaries, la carte verte ouvre l’accès à un système de réductions cumulables pour les résidents :
- 75% de réduction sur les vols entre les îles, et aussi entre les îles et la péninsule espagnole (Madrid, Barcelone, Málaga…). La plupart des vols inter-îles tombent autour de 20-25€ une fois la réduction appliquée.
- Réductions sur le carburant : par rapport au prix affiché sur le totem à la pompe, on paie moins à la caisse. Pour ma voiture, un plein de 50 litres me fait économiser environ 6€.
- D’autres avantages plus discrets (ferries, certaines taxes locales).
Bref, sur une île, ces réductions ne sont pas anecdotiques — elles peuvent à elles seules justifier de faire l’EX-18 plutôt que de rester en zone grise.
Le fameux N.I.E.
N.I.E. signifie Número de Identidad de Extranjero. C’est un numéro d’identification fiscale et administrative que l’Espagne attribue à tout étranger qui doit interagir avec ses administrations, ses banques, ou ses notaires.
Point très important : ce n’est pas un document d’identité. Le NIE est juste un numéro, matérialisé par un simple A4 imprimé sans hologramme ni puce. Pour prouver son identité (contrôle de police sur la route, par exemple), il faut toujours présenter sa carte d’identité nationale ou son passeport. Le NIE vient en complément, pas en remplacement.
Le numéro lui-même est attribué à vie et ne change jamais. En revanche, le bout de papier qui le matérialise est officiellement valable 3 mois pour les démarches qui exigent un justificatif récent — il faudra parfois en redemander un exemplaire frais.
Le NIE en soi ne sert à strictement rien, mais sans lui tu ne sais rien faire ! 🙂
Bien sûr, les choses officielles : achat domicile, ouverture de compte en banque, élection de domicile, achat (et immatriculation) de voiture, abonnement télécom, etc.
Mais aussi des choses plus surprenantes. Je me suis inscrit dans un club privé de padel pour 10 leçons d’apprentissage, … il faut mon NIE.
La palme d’or est : j’ai acheté une petite imprimante jet d’encre Canon à 50€ au petit magasin du village, que j’ai payé en cash … il faut mon NIE ! (eeuuh j’ai pas compris).
Le NIE s’obtient avec deux formulaires:
- Le EX-15, qui est la demande proprement dite.
- Le Modelo 790 código 012, qui est la preuve de paiement de la taxe administrative, à faire avant le EX-15. C’est environ 12€ (en 2024).
Cette démarche est la seule qu’il est possible de faire anticipativement depuis son pays d’origine via les ambassades/consulats espagnols, avant de partir. Toutes les autres démarches devront se faire localement sur place en Espagne.
Attention: ce sont des démarches administratives, ça prend le teeeeemps. Les deux premiers mots d’espagnol que j’ai appris sont « mañana » (demain) et « despacio » (lentement, tranquille). Selon les provinces et la saturation des commissariats, il faut compter de quelques semaines à deux ou trois mois.
Résumé : un NIE seul suffit pour les démarches ponctuelles (achat, banque, contrat) quand on ne s’installe pas. Dès qu’on dépasse 3 mois de présence effective en Espagne, ce n’est plus le NIE seul qu’il faut, mais le certificado de registro via l’EX-18 (qui inclut le NIE).
La carte verte « tarjeta verde »
Obligatoire à partir de 3 mois de résidence effective en Espagne.
Son vrai nom est certificado de registro de ciudadano de la Unión — certificat d’enregistrement comme citoyen de l’Union européenne. Dans le langage courant on dit tarjeta verde, ou « carte verte » en français, à cause de sa couleur. Ce document atteste qu’on réside légalement en Espagne et contient le NIE.
Cette démarche doit se faire auprès de la Policía Nacional, dans son service Extranjería (étrangers). Et toujours sur rendez-vous, le fameux cita previa qui va devenir un mot familier dans ta vie d’expat.
⚠️ Attention au piège fréquent : en Espagne il y a deux corps de police nationale distincts.
La Policía Nacional (en uniforme bleu) gère les affaires civiles et les étrangers.
La Guardia Civil (en uniforme vert, statut militaire) gère les routes, la nature, les zones rurales.
Pour les démarches d’étrangers, c’est toujours la Policía Nacional, jamais la Guardia Civil.
À La Palma, ça se passe à Santa Cruz de La Palma, côté est. Pas dans les Llanos.
Pour le dossier, il faut trois pièces :
- Le EX-18, qui est la demande elle-même.
- Le Modelo 790 código 012, preuve de paiement de la taxe administrative — à régler avant le dépôt du EX-18. Environ 10-15€ selon l’année.
- Le certificat d’empadronamiento (enregistrement de domicile à la mairie) accompagné de la preuve du droit d’y habiter (contrat de bail ou acte notarial d’achat).
Et — c’est la partie où ça se corse — il faut aussi prouver qu’on tombe dans une des catégories qui ouvrent le droit à la carte verte. C’est l’objet de la section suivante.
Les conditions pour obtenir la carte verte
L’Europe garantit la libre circulation, mais chaque pays peut exiger que les citoyens UE qui s’installent ne deviennent pas une charge pour son système social. L’Espagne applique cette règle. Concrètement, pour obtenir la carte verte, il faut tomber dans une de ces quatre catégories :
- Étudiant : inscription dans un établissement reconnu. Je suis arrivé ici à 57 ans, je ne connais rien de cette filière.
- Travailleur : soit un contrat de travail local, ou une promesse de contrat dès l’arrivée. Soit un contrat de travail en télétravail. C’était mon cas : travaillant en informatique, j’avais encore un an sous contrat en Belgique, possible en 100% remote.
- Retraité : preuve de pension (relevés, attestation de l’organisme payeur).
- Inactif avec ressources suffisantes : catégorie la plus floue, celle des rentiers, des personnes en transition de vie, etc. Il faut prouver qu’on a de quoi vivre sans solliciter le système espagnol.
Pour cette dernière catégorie, le montant indicatif est d’au moins 100% de l’IPREM (Indicador Público de Renta de Efectos Múltiples), soit environ 600€ par mois et par personne en 2025. L’IPREM est l’indice de référence espagnol pour ce genre de calculs. Le seuil n’est pas figé dans la loi mais c’est le repère que la plupart des commissariats utilisent.
Les preuves se font avec des extraits bancaires sur plusieurs mois, attestations d’épargne, justificatifs de rentes (actions, obligations, livrets), etc.
À vérifier de mon côté : on m’a parlé d’un seuil patrimonial autour de 50.000€ d’épargne attendu en plus, mais je n’ai pas réussi à confirmer si c’est une règle officielle ou une pratique du commissariat local. Je mettrai à jour cette section quand j’en saurai plus.
Et l’assurance santé ?
C’est le point qui fait chuter pas mal de dossiers, et c’est aussi celui sur lequel je suis encore en train de me documenter — je reviendrai en détail dessus dans un article dédié.
L’idée générale : pour les catégories autres que « travailleur affilié au système espagnol », il faut prouver qu’on a une couverture santé complète en Espagne, équivalente à celle de la Sécurité sociale espagnole, sans copaiement excluant.
Quelques voies possibles selon les profils, à explorer :
- Assurance santé privée espagnole (Sanitas, Adeslas, DKV, Asisa…).
- Pour les retraités : le formulaire S1 européen, qui ouvre l’accès au système public espagnol au compte du pays d’origine.
- Le convenio especial avec la Sécurité sociale espagnole (système payant qui ouvre les droits).
⚠️ Point important : la Carte Européenne d’Assurance Maladie (CEAM) belge n’est pas suffisante pour cette démarche. Elle est conçue pour les séjours touristiques, pas pour la résidence. Les commissariats refusent les dossiers présentés avec juste une CEAM.
J’écrirai un article séparé une fois que j’aurai navigué moi-même cette partie. Pour l’instant je ne veux pas dire de bêtises sur un sujet où je n’ai pas la pratique.
Enregistrement de domicile (empadronamiento)
Que ce soit un domicile acheté ou loué, il faut s’enregistrer à la maison communale/mairie.
Cette démarche s’appelle « empadronamiento« . Littéralement ça veut dire recensement, mais dans ce contexte c’est enregistrement de domicile.
Elle se fait auprès de la maison communale (les Français disent la mairie), ici on dit « ayuntamiento« , et comme toujours après avoir fixé un rendez-vous.
Il faut une preuve de « droit d’y résider », soit un contrat de bail (location), soit un acte notarial (achat). On exclut donc les Airbnb et consorts, le bon copain qui m’héberge gentiment, je gare mon motor-home sur un champ, …
Subtilité : l’inscription elle-même est continue (on reste empadronado tant qu’on n’en sort pas), mais un certificat d’empadronamiento (le document papier qu’on demande comme preuve) a lui-même une date de validité, souvent de 3 mois, pour les démarches administratives. Donc on en redemandera plusieurs fois. Déjà 2x dans mon cas.
L’empadronamiento est la racine de tout : sans lui, pas de carte verte, pas de carte sanitaire, pas de réductions canariennes, pas d’inscription scolaire pour les enfants, rien. C’est la première chose à faire en arrivant.
Résidence fiscale
Attention à ne pas confondre deux univers parallèles :
- Résidence administrative (la carte verte) : régie par la Policía Nacional, seuil à 3 mois de présence effective.
- Résidence fiscale : régie par Hacienda (le fisc espagnol), seuil à 183 jours par an de présence physique en Espagne — ou centre des intérêts économiques en Espagne.
Les deux notions se rejoignent souvent dans la pratique (quelqu’un qui s’installe vraiment franchit les deux), mais elles peuvent aussi diverger : on peut être résident administratif sans être résident fiscal, et inversement.
Une fois résident fiscal, on déclare ses revenus mondiaux à Hacienda, et plus à son pays d’origine. C’est un changement lourd qu’il vaut mieux comprendre avant qu’il s’impose.
Astuce pratique : pour pouvoir prouver sa présence physique en cas de contrôle Hacienda, le plus simple est de prendre l’habitude de faire ses achats quotidiens (supermarché, resto, essence) par carte bancaire espagnole. Les extraits font foi de la présence sur le territoire.
Reprenons par les formulaires
1. Le EX-15
Sert à introduire la demande du « simple » N.I.E.
C’est le seul que l’on peut faire depuis son pays d’origine via les ambassades/consulats espagnols.
2. Le EX-18
Sert à introduire la demande d’enregistrement comme résident UE, c’est ce qui donne la tarjeta verde.
Doit se faire à la Policía Nacional sur place (service Extranjería), sur cita previa.
3. Modelo 790 código 012
Dans les deux cas EX-15 et EX-18, c’est une preuve de paiement de la taxe administrative pour faire la demande initiale.
Il faut le faire AVANT d’aller demander EX-15 ou EX-18
⚠️ ATTENTION : ce formulaire est un PDF dynamique à remplir EN LIGNE. Pas question de l’imprimer et de le remplir à la main. Les autorités n’acceptent pas ce formulaire manuscrit. Une fois rempli en ligne, ça va générer un autre PDF rempli, celui-là, c’est lui qu’on va imprimer. Et INTERDIT de faire la moindre écriture manuscrite dessus. Comme un bulletin de vote : n’importe quel gribouillage le rend caduque.
Ce formulaire contient une liste invraisemblable de cases à cocher. En fait il sert à payer n’importe quelle démarche administrative espagnole. Il faut SCRUPULEUSEMENT les lire, bien les choisir, ne pas se tromper, puisqu’on ne peut pas faire de ratures manuscrites après coup. Et évidemment c’est écrit en espagnol only.
4. Empadronamiento
Sera généré par la mairie, el ayuntamiento. Pas de formulaire numéroté, juste un rendez-vous, des pièces justificatives, et le tour est joué.
Encore un pour la route, c’était trop simple
Il faut déclarer à son pays d’origine le fait de s’expatrier.
En Belgique, ça passe par la maison commune qu’on quitte : c’est une radiation du registre national pour départ à l’étranger. Ce n’est pas un changement de nationalité, juste la radiation du registre de la population. On reste belge à part entière. En Belgique il s’appelle « Formulaire-8 » ; ce nom pourrait être différent dans d’autres pays.
Mais ! Il faut déclarer le domicile où l’on va s’installer en Espagne, donc il doit exister avec preuve (bail locatif ou acte notarial).
Eh oui, c’est comme ça, en Europe on aime bien savoir où sont les gens.
J’ai essayé en Belgique de « jouer-au-con » : non je n’ai pas de domicile, je vais vivre sur la route dans un motor-home pendant plusieurs mois pour choisir « ma terre promise » 🙂 … ça passe pas.
D’ailleurs cela a piqué ma curiosité : comment les gens du voyage font-ils ? Je n’en sais rien.
Et ce n’est pas (encore) fini : le piège du Certificado de situación censal
Pendant mes 3 premiers mois ici, j’ai acheté une voiture neuve chez un concessionnaire. Eux se sont occupés de l’immatriculation, parfait. Mais au passage, ils m’ont réclamé un document dont je n’avais jamais entendu parler : le Certificado de situación censal.
Curieux nom. Curieux papier. Et pour cause : ce n’est pas un document de la mairie, mais de Hacienda (le fisc espagnol), qui atteste de ma situation au registre des contribuables. Et il sert au concessionnaire à savoir dans quelle case fiscale me ranger — parce qu’aux Canaries, l’achat d’une voiture neuve obéit à un régime particulier (pas d’IVA à 21%, mais l’IGIC à 3%, et une taxe d’immatriculation modulée).
Bref, derrière ce sigle administratif qui sort de nulle part, il y a toute la mécanique fiscale canarienne. Sujet trop riche pour rentrer dans cet article déjà bien chargé — j’en ferai un article séparé prochainement : Acheter une voiture aux Canaries : ce qu’il faut savoir avant de signer.
(à venir)
BREF !! En résumé, merci d’avoir lu jusqu’ici
| Démarche | Quand | Où | Pourquoi | Coût |
|---|---|---|---|---|
| NIE (EX-15) | Avant toute démarche sérieuse, même en moins de 3 mois | Consulat espagnol (depuis l’étranger) ou Policía Nacional sur place | Numéro fiscal indispensable : banque, achat, contrat, immatriculation… | ~10-15€ (Modelo 790) |
| Empadronamiento | Dès l’installation effective dans un logement | Ayuntamiento (mairie) de la commune | Enregistrement de domicile. Racine de toutes les autres démarches | Gratuit |
| Carte verte (EX-18) | À partir de 3 mois de présence effective | Policía Nacional, service Extranjería, sur cita previa | Enregistrement comme résident UE. Donne accès aux réductions canariennes | ~10-15€ (Modelo 790) |
| Radiation Belgique | Au départ effectif vers l’Espagne | Commune belge du dernier domicile | Sortie du registre national belge, déclaration de départ à l’étranger | Gratuit |
| Résidence fiscale | Automatique au-delà de 183 jours/an en Espagne | Hacienda (déclaration annuelle) | Déclaration des revenus mondiaux au fisc espagnol | Variable (selon revenus) |
| Certificado de situación censal | Au cas par cas (achat voiture, etc.) | Hacienda (en ligne ou sur place) | Preuve de statut fiscal pour démarches spécifiques | Gratuit |
Asesorias Fiscales
Bien qu’il est possible d’affronter seul les démarches administratives et les administrations, il est préférable de se faire accompagner et aider par un conseiller fiscal (asesoria fiscal).
Ils sont de bons conseils, et eux au moins, ils parlent espagnol 🙂
Pour en trouver un : dans google-maps, placez la carte à votre domicile, puis cherchez le mot « asesoria fiscal ».
Attention
Pour remplir les formulaires
Nombre = le prénom (à ne pas confondre avec nom)
Apellido = le nom de famille
Validité des documents
Certains documents ont une date de validité de 3 mois, notamment le NIE et le Empadronamiento.
Pensez à bien vérifier que vos documents ne dépassent pas cette date avant de vous rendre auprès d’une autorité pour une démarche, sous peine de vous faire refouler (cas vécu!).
Enfin !! Pour en finir, les liens utiles
Espagne — autorités centrales
- Sede electrónica del Cuerpo Nacional de Policía (rendez-vous, démarches NIE et carte verte)
https://sede.policia.gob.es/ - Agencia Tributaria (Hacienda) — formulaires fiscaux, Modelo 790
https://sede.agenciatributaria.gob.es/ - Ministerio del Interior — Extranjería
https://www.interior.gob.es/
Formulaires PDF (à télécharger directement)
- Formulaire EX-15 (demande de NIE)
https://www.inclusion.gob.es/documents/410169/2156469/15-Formulario_NIE_y_certificados.pdf - Formulaire EX-18 (enregistrement résident UE)
https://www.inclusion.gob.es/documents/d/migraciones/ex18-formulario-inscripcion-en-el-rce-residencia-ciudadano-de-la-ue-1 - Modelo 790 código 012 (taxe administrative) — à remplir en ligne uniquement
https://sede.policia.gob.es/Tasa790_012/ImpresoRellenar
Et quelques autres pour info (retrouvés dans mes favoris)
- Real Decreto 240/2007 (texte de loi sur l’entrée et le séjour des citoyens UE)
https://www.boe.es/buscar/act.php?id=BOE-A-2007-4184 - Bienvenue en Espagne (guide francophone édité par l’ambassade de Belgique à Madrid)
https://spain.diplomatie.belgium.be/sites/default/files/2023-03/Bienvenue%20en%20Espagne_0.pdf - Ministerio de asuntos exteriores (services consulaires)
https://www.exteriores.gob.es/Consulados/bruselas/es/ServiciosConsulares/Paginas/index.aspx?scco=B%c3%a9lgica&scd=36&scca=Pasaportes+y+otros+documentos&scs=N%c3%bamero+de+Identidad+de+Extranjero+(NIE)
Adresses pour La Palma
- Police Nationale : C. Pérez Galdós, 16, 38700 Santa Cruz de la Palma, Santa Cruz de Tenerife, Espagne
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