Les 4 climats de l’île

La surprise que réserve l’île aux nouveaux arrivants

Avant de découvrir La Palma, beaucoup imaginent une petite île bénéficiant simplement d’un climat doux toute l’année. La réalité est bien plus surprenante.

Sur quelques dizaines de kilomètres seulement, les paysages changent radicalement. Il est possible de quitter une forêt humide plongée dans les nuages pour rejoindre une zone ensoleillée, puis de grimper jusqu’à des sommets où les températures rappellent parfois l’hiver.

Cette diversité climatique est l’un des aspects les plus fascinants de La Palma.

Le nord-est : l’île verte

Une excursion vers Barlovento ou San Andrés y Sauces donne souvent l’impression de découvrir une autre île.

Les alizés apportent une humidité régulière qui nourrit une végétation exceptionnelle. Les forêts de laurisylve, les fougères géantes et les arbres recouverts de mousses créent une ambiance presque féerique.

Alors que certaines parties de l’île profitent d’un soleil généreux, le nord-est peut être enveloppé dans une brume légère qui participe à son charme.

Cette région abrite notamment la forêt de Los Tilos, considérée comme l’un des joyaux naturels de l’archipel canarien.

Arrivé à Los Tilos, on gare la voiture au parking et il y a encore une petite heure de balade à pied, très facile. On pénètre dans un autre monde. Un ravin très encaissé (un barranco), avec une végétation luxuriante de « la forêt originelle » de plusieurs millions d’années et des plantes endémiques. Arrivé au fond il y a l’impressionnante cascade. C’est une balade dans « Jurassic Park » mais pas la peine d’espérer voir un T-Rex.

La côte ouest : le visage ensoleillé de La Palma

De l’autre côté de la montagne, l’ambiance change complètement.

Les communes de Los Llanos de Aridane, El Paso ou Tazacorte bénéficient d’un climat particulièrement privilégié. Protégée des alizés par les reliefs centraux, cette partie de l’île reçoit davantage de soleil et moins de précipitations.

Les vastes plantations de bananes témoignent de conditions idéales pour l’agriculture.

Les journées lumineuses s’y succèdent une grande partie de l’année et les couchers de soleil sur l’Atlantique offrent régulièrement des spectacles mémorables.

En été quand il fait trop chaud, on peut monter en altitude et on perd 1°C par 100 mètres, ou aller côté Est à la fameuse plage de Los Cancajos y trouver un bon 20°C alors que à Tazacorte il fait 35°C ; en hivers c’est l’inverse.
Quand il y a trop de vent, aller au Nord (Garafia ou Barlovento), ou au Sud (Fuencaliente).

Quelque soit la saison et le temps, il y a toujours un bon coin pour aller se prélasser à 1 heure de route (l’île est toute petite).

Les sommets : au-dessus de la mer de nuages

L’une des expériences les plus impressionnantes à La Palma consiste à rejoindre le Roque de los Muchachos.

En moins d’une heure, le décor change complètement. Les températures baissent progressivement, la végétation se transforme et, certains jours, une immense mer de nuages apparaît sous les yeux.

Au-dessus de 2 000 mètres d’altitude, l’île révèle un visage inattendu. En hiver, le givre et même la neige peuvent parfois faire leur apparition.

Cette situation exceptionnelle explique pourquoi les astronomes du monde entier ont choisi ces sommets pour y installer certains des observatoires les plus performants de la planète.

L’arrivée là haut en voiture (pire en bus), le dernier quart de la route n’a rien a envier aux attractions fortes des parcs d’attractions.

Le sud : le royaume du volcan

Là aussi, le dernier quart de route en voiture, et on arrive sur une autre planète, les mêmes photos que la NASA sur la Lune ou sur Mars.

En descendant vers Fuencaliente, les paysages deviennent plus arides et plus minéraux.

Les champs de lave, les cônes volcaniques et les pins canariens façonnent un décor spectaculaire qui rappelle constamment les origines volcaniques de l’île.

Depuis l’éruption du Tajogaite en 2021, cette région illustre plus que jamais la force des phénomènes géologiques qui continuent de modeler La Palma.

L’ensoleillement généreux et l’atmosphère particulière du sud en font l’une des zones les plus singulières de l’île.

Une végétation qui change selon les régions

Cette diversité climatique se retrouve directement dans la végétation.

Dans le nord-ouest et sur les hauteurs, on traverse d’immenses forêts de pins des Canaries, une espèce emblématique de l’archipel que l’on ne trouve naturellement nulle part ailleurs au monde. Ces arbres peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres de hauteur et possèdent une étonnante capacité à résister aux incendies grâce à leur écorce épaisse. Après un feu, ils sont souvent capables de produire de nouvelles pousses directement sur leur tronc. Leurs longues aiguilles captent également l’humidité des nuages, contribuant ainsi à alimenter le sol en eau. Ces forêts donnent parfois une impression de familiarité aux visiteurs venus d’Europe, tout en présentant des caractéristiques uniques propres aux Canaries.

Dans le nord-est, l’humidité apportée par les alizés favorise une végétation dense et verdoyante. Certaines vallées sont couvertes de fougères géantes, de mousses et d’arbres qui donnent une impression presque tropicale.
En automne, à certains endroits, on peut même faire une balade de cueillette de champignons.

Sur la côte ouest, plus sèche et ensoleillée, les paysages deviennent plus ouverts. Les bananeraies occupent une grande partie des zones cultivées et la végétation naturelle est moins abondante.

Enfin, dans l’extrême sud, les paysages volcaniques dominent. La végétation y est plus basse et plus clairsemée, adaptée au soleil, au vent et au manque d’eau.

C’est ce qui rend La Palma si surprenante : en moins d’une heure de route, on peut passer d’une forêt qui évoque le nord de l’Europe à des paysages qui rappellent parfois le désert ou certaines îles volcaniques tropicales.

Une île, quatre mondes

Ce qui rend La Palma unique n’est pas seulement la beauté de ses paysages, mais leur incroyable diversité.

En quelques kilomètres à peine, l’île fait voyager à travers plusieurs univers climatiques : forêts humides, vallées subtropicales, montagnes d’altitude et terres volcaniques.

Cette variété explique pourquoi tant de visiteurs ont l’impression de découvrir plusieurs îles en une seule.

À La Palma, chaque route, chaque vallée et chaque changement d’altitude réserve une nouvelle ambiance. C’est sans doute l’un des secrets les mieux gardés de l’Isla Bonita.

Un conseil pour ceux qui envisagent de s’installer à La Palma

La diversité climatique de La Palma est un atout extraordinaire, mais elle peut aussi surprendre les personnes qui envisagent d’y vivre.

Entre le nord verdoyant souvent plus humide, la côte ouest plus ensoleillée, les zones d’altitude plus fraîches et le sud plus aride, l’ambiance quotidienne peut varier considérablement d’une commune à l’autre.

Pour cette raison, acheter un bien immobilier dès les premières semaines est rarement la meilleure approche.

Une solution plus prudente consiste à louer un logement pendant quelques semaines, voire quelques mois, afin de découvrir différentes régions de l’île au fil des jours. Le climat, l’ensoleillement, les températures, l’accès aux commerces ou encore l’ambiance du voisinage peuvent influencer fortement le choix d’un futur lieu de vie.

Ce qui semble idéal pendant une semaine de vacances ne correspond pas toujours aux attentes d’une résidence permanente.

Prendre le temps de comparer plusieurs secteurs permet généralement de faire un choix plus éclairé et d’éviter bien des regrets. À La Palma, quelques kilomètres peuvent parfois faire toute la différence.

« Avant de choisir sa maison à La Palma, il est souvent judicieux de choisir son climat. »

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