Vols en « transfert autonome »

La plupart du temps, on choisit un vol « de bout en bout », même avec escale(s). Dans ce cas là pas de soucis : on check-in à l’aéroport de départ, puis d’escale en escale, on peut rester dans la « zone protégée » des aéroports pour faire sa correspondance. L’éventuel bagage en soute va suivre.
Ces vols coûtent en général plus cher.

Il est possible de se « construire son voyage » sur mesure. Des sites comme Skyscanner, ou Kiwi proposent cela. Il en existe d’autres ; ceux-là, je les connais.
Mais dans ce cas, on vole de ses propres ailes (bon, ok elle est facile). Les transferts ne sont pas assurés, les retards de correspondances non plus.

Exemple dans ce cas fictif d’illustration : un vol de Belgique depuis Charleroi vers La Palma, passe par une escale à Manchester.

Le site indique bien « transfert autonome », et le lien arrive vers cette page qui explique ça mieux que moi.

A Manchester, il faudra donc sortir de la zone protégée, éventuellement récupérer son bagage en soute sur le tapis roulant des arrivées, repasser dans la zone publique, et refaire un nouveau check-in à Manchester comme si on partait de là pour la première fois. Et bien sur, refaire les loooooongues files d’attente. Surtout dans cet exemple inventé : Manchester = Royaume-Uni, hors Schengen, donc passeport, fouilles et tout le toutim.

Autre remarque importante, il y a deux Tenerife.

Avant que je n’habite à La Palma, je ne connaissais pas les Canaries, ni surtout le fait qu’il y ait 2 aéroports à Tenerife.

Entre l’aéroport Nord (TFN) et l’aéroport Sud (TFS), il y a environ 70 km, soit 50 à 60 minutes de trajet. Plusieurs façons de le faire, selon le budget et l’envie.

  • En bus (guagua) : La ligne 343 de TITSA est une express qui relie directement les deux aéroports, sans arrêt, en une cinquantaine de minutes. C’est le moins cher : autour de 10 € le billet (jusqu’à ~12,50 € sans carte bono). En revanche c’est une guagua publique : aux heures de pointe, avec les gamins qui sortent de l’école, on peut s’y retrouver serré comme des sardines.
  • En navette privée : Des compagnies (comme Canary Shuttle) font du porte-à-porte. On paie pour ne s’occuper de rien.
  • En voiture de location : Par l’autoroute TF-1, on compte 45 à 50 minutes quand ça roule. On peut louer la voiture à TFN et la rendre à TFS — en surveillant les frais d’aller simple, qui varient selon les loueurs.
  • En taxi : 45 à 50 minutes aussi, et entre 80 et 100 € selon l’heure.

Evidemment dans ce cas, le fait de devoir sortir de la zone protégée est implicite.

Ce genre de vols est de votre entière responsabilité/gestion. Pas de garantie de bagages « suiveurs », pas de protection correspondances en retards.

Il convient donc de prendre ses précautions pour des temps d’escales suffisamment confortables. Mais venant de Belgique (ou d’Europe), dans les aéroports espagnols, il y a plein de bon petits bars qui proposent des « cañas » (bière pression) et surtout des succulents jambons ibériques. Plus, bien sur, comme partout dans le monde, des boutiques duty-free.

Dernière remarque. J’utilise mon blog « un belge égaré à La Palma » pour parler de cela, mais ceci n’est pas une curiosité Palmera. C’est l’aviation commerciale.
Probablement pour un voyage-fou depuis mon village de El Paso vers la Nouvelle-Zélande, Ushuaia ou le petit village de Lipo-Lipo cela sera identique.

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